Devenir artisan auto entrepreneur

Vivre son rêve d’artisan indépendant

Même si l’on possède des qualités et des aptitudes d’adaptation remarquables, on ne s’improvise pas plombier ou électricien. Ce sont des métiers du secteur artisanal qui demandent une formation préalable et des connaissances pointues sur le sujet.  Si beaucoup d’entre vous rêvent de pouvoir un jour exercer en indépendant, en étant votre propre patron, sachez que c’est tout à fait envisageable. On vous explique comment y accéder, en vous dévoilant les avantages et les inconvénients. Prêts à vous lancer dans l’aventure de l’artisan auto entrepreneur?

Les pré-requis pour se lancer

Être son propre patron apparaît souvent comme un rêve inaccessible pour la plupart d’entre vous. Choisir ses horaires, démarcher les clients, apporter son conseil et son savoir-faire : sur le papier, tout semble idéal et très facile. Pourtant, il faut être conscient que l’une des motivations principales doit être la passion pour le métier artisanal que l’on souhaite exercer. Sans cet engouement premier, nul doute que votre entreprise et votre rêve de liberté se verront anéantir subitement. Rarement un savoir-faire ne se transmet sans passion. On parle donc de bien plus qu’un simple intérêt pour le métier.

Si on est vraiment un féru d’électricité, de béton, de terrasses en bois et de soudures, on aura préalablement fait une formation dans le secteur concerné. Il faudra, pour pouvoir devenir maçon en auto entrepreneur par exemple, justifier d’un CAP ou BEP. Le cas échéant, vous devrez justifier d’une expérience d’au moins trois années dans le métier. C’est tout de même rassurant pour vos futurs clients… Et si vous disposez en plus d’une aisance relationnelle, c’est forcément un plus pour démarrer avec sérénité.

Des démarches simplifiées

Pour vous lancer dans l’aventure, c’est assez simple puisqu’on ne vous demandera pas des tonnes de documents à remplir. Commencez par constituer un dossier de demande d’immatriculation. Puis déposez le en ligne auprès de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat dont votre futur siège social dépendra. Une fois le dossier constitué, vous pourrez demander votre inscription au Répertoire des Métiers. Cette démarche est gratuite les trois premières années. Ensuite, vous devrez vous acquitter chaque année de la taxe de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Une fois votre numéro d’identification attribué par celle-ci, à vous les clefs de la liberté!

Les avantages et les inconvénients

Quand on veut devenir auto entrepreneur artisan, on doit savoir ce qu’implique ce statut. L’avantage indéniable est que si on ne rentre pas d’argent dans l’entreprise, on ne paye rien. On déclare son chiffre d’affaire mensuellement ou tous les trimestres, et on règle directement les taxes dues à l’état. Une comptabilité allégée peut s’avérer utile pour les récalcitrants aux calculs complexes. En fin d’année, on doit s’acquitter également de la Cotisation Foncière d’Entreprise, en fonction de votre ville d’activité, mais vous en serez exonéré la première année.

En revanche, vous ne pourrez déduire aucune charge. Achat de matériel pour votre chantier, plein d’essence pour votre camion, achat d’un pistolet à peinture plus puissant ou bétonnière neuve… Tout devra se faire avec vos propres deniers. Prévoyez donc une trésorerie en accord avec vos besoins initiaux pour bien démarrer. N’hésitez pas à prévoir dans vos devis les achats de matériaux et le versement d’un acompte avant de commencer les travaux du client, afin de ne pas être pris au dépourvu. A force d’exercer, vous saurez vous organiser et optimiser le temps de travail et le rendement.

Devenir artisan auto entrepreneur n’est plus un rêve inaccessible au commun des mortels. Il suffit que vous soyez un passionné de votre métier, que vous disposiez d’une aisance relationnelle, d’un diplôme ou d’une expérience dans ce domaine. Ajoutez y un professionnalisme indéniable, de l’organisation dans vos projets et vous avez toutes les clefs pour réussir dans votre aventure.