Focus sur l’installation et l’utilité d’une pompe à forage

La pompe à forage est un outil d’une grande utilité pour extraire pour l’eau des nappes phréatiques dans un cadre domestique, agricole ou industriel. Elle vous sera également d’une grande aide si vous souhaitez arroser votre jardin ou exploiter un puits, mais aussi dans les zones difficiles à équiper en eau potable. Le point sur son utilité et son installation.

Le point sur la pompe à forage

Une pompe à forage permet différentes utilisations y compris l’évacuation d’eaux de toutes natures. Elle représente également un moyen écologique, économique et efficace pour obtenir de l’eau gratuitement. Souvent, elle récupère les eaux de pluie et s’utilise pour le nettoyage, l’arrosage ou l’alimentation en eau d’une maison.

Qu’est-ce que c’est ?

Une pompe à forage est un dispositif immergé qui se met en place sous le sol. Elle se classe dans la catégorie des pompes refoulantes qui font monter l’eau vers la surface par compression. Grâce à sa structure filiforme, elle s’introduit aisément dans une cavité étroite et ne nécessite pas une large excavation. En outre, le moteur de ce matériel silencieux se refroidit instantanément et il offre une excellente performance de pompage.

Parmi les marques qualitatives se trouvent DAB que l’on peut trouver, par exemple, chez le revendeur Irrigalia qui propose tous types de pompes extérieures (de surface ou immergée) avec leurs accessoires. Concernant les différentes utilisations d’une pompe immergée DAB, ces dernières peuvent être domestiques ou professionnelles.

pompe nappe phréatique

Quelle est son utilité ?

Une pompe à forage est d’une grande utilité dans les milieux ruraux ou périurbains, là où l’eau en surface est rare. Elle est utile aux foyers qui ont du mal à obtenir de l’eau potable et qui sont soucieux de l’écologie et de leur budget en eau. Pour les personnes qui n’ont pas forcément le temps ou la force d’utiliser des méthodes manuelles pour extraire l’eau d’un puits. Ce type de pompe est parfait pour installer un système d’irrigation par goutte-à-goutte pour une petite culture ou pour le jardinage. La pompe à forage est nécessaire pour extraire une eau dont la source est située à plus de 20 mètres de profondeur. Elle permet de récupérer le liquide directement dans une nappe phréatique ou par voie souterraine. Le débit s’élève jusqu’à 8 000 litres par heures.

Sa composition

Une pompe de forage comprend 3 parties distinctes :

  • le moteur (enfouit ou non dans l’eau, thermique ou électrique) qui procure à la machine l’énergie pour aspirer l’eau ;
  • la transmission qui transporte l’énergie provenant du moteur vers la partie hydraulique ;
  • la partie hydraulique qui permet l’aspiration et le refoulement de l’eau.

Le choix d’une pompe à forage

Le critère de choix dont vous devez absolument tenir compte est sans nul doute la puissance. Pour profiter d’un matériel adapté à vos besoins, évaluez le besoin en pression et le débit de la pompe. Considérez également d’autres éléments importants pour vous assurer d’opter pour un matériel efficace et durable.

La pression et le débit

Il convient de déterminer le niveau de pression possible avec votre point de forage au risque de vous retrouver avec un appareil qui n’est pas suffisamment puissant ou au contraire, trop puissant. Dans le second cas, la source ne pourra fournir que le tiers de la capacité de la pompe. Pour obtenir la valeur adéquate, vous devrez faire la somme des niveaux de perte d’énergie lorsque l’eau monte.

Le calcul tient compte :

  • des pertes de charge linéaires dues au frottement de l’eau sur les parois des tuyaux ;
  • des pertes de charge singulières à l’installation des obstacles (clapets antiretour, filtre) ;
  • la pression d’enclenchement.

Quant au débit, l’idée est d’éviter au moteur de se fatiguer après un certain temps d’utilisation. Bien qu’un maximum de débit soit intéressant, regardez également la puissance de la pompe de forage. Considérez également le travail qu’elle devra fournir en tenant compte de la profondeur du point de forage, du dénivelé, etc.

La dimension et la robustesse

Mieux vaut que le diamètre du point de forage ne soit pas trop différent de celui de la pompe afin de lui offrir davantage de fixité. En termes de pompage d’eau, l’énergie motrice est un paramètre incontournable. Le dispositif devra fournir suffisamment de puissance, mais aussi être robuste (confectionné dans un matériau inoxydable) pour résister aux agressions.

L’installation d’une pompe à forage

La mise en place d’une pompe à forage nécessite de définir au préalable son emplacement. Vous devez également connaître en amont la profondeur de la nappe phréatique avant de définir le type de terrain, le dénivelé, etc. Cette donnée vous aidera à définir les pertes de charge, mais aussi à choisir les dimensions et les caractéristiques techniques de la pompe. Notez que pour éviter les risques de court-circuit, l’étanchéité des diverses pièces est primordiale.

Les composants de la pompe à forage

Plusieurs dispositifs sont nécessaires à la mise en place d’une pompe à forage. Outre des tuyaux, vous aurez besoin des éléments suivants pour compléter le tout :

  • de coudes ;
  • de clapets antiretour ;
  • d’un ballon vessie pour le stockage de l’eau. Il assurera également une sortie d’eau pressurisée pour les diverses utilisations de l’eau et réduit le nombre de déclenchements de la pompe.

L’installation requiert également un contacteur manométrique, une vanne d’isolement et un détecteur de manque d’eau qui facilitent le fonctionnement et la connexion de l’ensemble.

Sa mise en place

Outre un bon matériel, la mise en place d’une pompe à forage requiert une bonne connaissance des normes. Afin de vous assurer que votre installation soit aux normes, nous vous recommandons de recourir à un professionnel. Pour réaliser correctement cette opération :

  • déterminez la profondeur du fond du forage ;
  • utilisez un filin de suspension en inox ainsi que des serre-câbles pour faire descendre la pompe ;
  • faites en sorte de suspendre la pompe à 1 mètre de fond au minimum ;
  • mettez en place le premier clapet antiretour directement sur l’orifice de refoulement lorsque la pompe est à moins de 10 mètres ;
  • si la colonne de refoulement fait plus de 20 mètres, posez un deuxième clapet à 15 mètres du premier.

26 décembre 2019 16 h 44 min